Je passe mon temps à des choses qui ne demandent pas mon cerveau.
Tout ce qui est répétitif et sans valeur ajoutée : chercher une information éparpillée, classer, recopier d'un outil vers un autre, refaire chaque semaine le même geste.
Par exemple. Les devis à retrouver dans trois dossiers. Les pièces comptables à rapprocher. Les fiches produit à recopier d'un tableur vers un site. Les commandes à ressaisir.
Je découvre les problèmes trop tard.
L'information existe déjà quelque part, mais elle arrive après coup : noyée dans un flux, dans une pièce jointe illisible, ou dans un tableau que personne n'ouvre.
Par exemple. Un client important qui ne commande plus. Un impayé qui dépasse un seuil. Un stock qui va manquer avant la prochaine livraison. Un contrat qui se reconduit tacitement.
Je ne sais pas si ce que je fais marche.
L'écart entre ce qu'on croit et ce qui est. Les chiffres qu'on vous donne et qu'on ne peut pas vérifier. Les tableaux de bord au vert pendant que le problème existe.
Par exemple. La rentabilité réelle par produit, par client ou par chantier. Le coût de revient d'une prestation. Ce que rapporte vraiment un salon, une remise, un canal de vente.
Mes clients attendent, et je le sais mal.
Tout ce qui se joue entre la commande et la satisfaction : les messages qui s'accumulent, les demandes répétitives, les documents à envoyer, les relances, les litiges.
Par exemple. Les demandes de devis qui arrivent par cinq canaux. Les attestations que les clients redemandent toujours. Les questions avant-vente auxquelles on répond chaque semaine.